Liberté de Paul Eluard

Liberté de Paul Eluard
Alexandra ....

19 ans

Lycéenne
Sur mes cahiers d'écolier

La liberté na pas de prix


Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J'écris ton nom


Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J'écris ton nom


Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J'écris ton nom


Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l'écho de mon enfance
J'écris ton nom


Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J'écris ton nom


Sur tous mes chiffons d'azur
Sur l'étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J'écris ton nom


Sur les champs sur l'horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J'écris ton nom


Sur chaque bouffée d'aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J'écris ton nom


Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l'orage
Sur la pluie épaisse et fade
J'écris ton nom


Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J'écris ton nom


Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J'écris ton nom


Sur la lampe qui s'allume
Sur la lampe qui s'éteint
Sur mes maisons réunis
J'écris ton nom


Sur le fruit coupé en deux
Dur miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J'écris ton nom


Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J'écris ton nom


Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J'écris ton nom


Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J'écris ton nom


Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom


Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom


Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom


Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom


Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer


Liberté

# Posté le lundi 09 juin 2008 11:02

Modifié le mercredi 20 août 2008 05:48

a lire .. trop beau ^^

a lire .. trop beau ^^
Aujourd'hui :

]Il est là, assis, adossé contre l'un des murs de sa chambre, il regarde par la fenêtre qui se trouve en face de lui.

Le regard vide, les yeux rouges, le tout mélangé à un air de pardon.

Son c½ur bat vite, si vite qu'il en ressent une douleur.

Cette sensation lui rappelle ô combien la relation entre une fille et un garçon peut être compliquée et douloureuse.

Cela va bientôt faire trois semaines qu'il n'est plus sorti et autant de temps qu'il ne suit plus les cours.

Il a peur, peur de la revoir elle. Ils sont dans la même école, et lui, il ne veut pas la revoir, il a honte, honte de ce qui s'est passé l'autre soir. Il se souvient des larmes qu'il a fait couler, lui qui avait promis de toujours la protéger et d'être présent à ses côtés. Il s'en veut, il voudrait que tout ceci se termine le plus vite possible.

Il est là, à regretter tout ce qu'il lui a dit tout en sachant qu'il n'y avait que ça à faire.

Trois semaines plus tôt :

Ils venaient de passer une journée merveilleuse dans un endroit où ils avaient l'habitude d'aller tous les deux.

C'était leur endroit « secret », dans les montagnes, une source d'eau chaude, un vrai paradis selon eux.

Ils avaient décidé de passer la soirée ensemble, un repas classique en tête à tête.
L'ambiance était quelque peu spéciale, il n'avait pas l'air à l'aise et elle l'avait bien remarqué.

« Quelque chose ne va pas ? Tu es bizarre depuis quelques minutes. »

« Voilà l'une des raisons pour laquelle je t'aime tant. J'essaye au mieux depuis tout à l'heure de cacher mes émotions mais tu arrives à lire en moi parfaitement. Cela ne sert donc plus à rien de jouer la comédie. J'ai quelque chose à t'annoncer, ça ne sera pas facile à entendre et encore moins à avouer mais parce que je t'aime je te dois la vérité. »

« Tu me fais peur là ! Que se passe-t-il ? »


« Ecoute moi. Cela va faire deux ans que nous sommes ensemble, j'ai passé avec et grâce à toi des moments magiques, les plus beaux de ma vie. Je te dois énormément. Ca fait également deux ans que je t'ai fait une promesse, tu dois sûrement t'en souvenir. »

« Bien sur que je m'en souviens ! Comment pourrais-je oublier cet instant ? Notre premier jour en tant que « couple » où tu me promettais d'être toujours là à mes côtés quoi qu'il arrive et que jamais plus je ne connaîtrai le mot souffrance. »


« J'en étais sur, tu ne pouvais l'oublier. Cette promesse, si lourde à porter je ne vais pas pouvoir l'honorer jusqu'au bout. Je suis malade, il ne me reste pas beaucoup de temps à vivre. Je souhaite que dès aujourd'hui tu puisses commencer une nouvelle vie, rencontrer de nouvelles personnes et trouver un nouvel amour. Cependant, j'ai besoins de te l'entendre dire, libère moi de cette promesse avant que tout ne s'arrête, je t'en supplie. »

Les larmes de la jeune fille coulaient depuis maintenant quelques minutes.

« Comment peux-tu me demander ça ? Pourquoi cette maladie devrait être plus forte que notre amour ? »

La jeune fille était collée au jeune garçon, en sanglot, et tout en prononçant ces mots qui lui faisaient tant de mal, elle donnait des coups sur la poitrine du jeune homme avec la tranche de ses poings.

« Je savais que cela n'allait pas être facile pour toi, mais sache que mon amour pour toi est éternel et que bientôt, ce sera depuis l'autre monde que je te protégerai. Les choses ne peuvent malheureusement se passer autrement, toi tu as encore toute la vie devant et tu dois en profiter au maximum. Je te demande tout ceci, pour que tu gardes une image de moi encore honorable, je ne veux pas que tu te souviennes de moi comme d'un mourrant.
Maintenant, je vais m'en aller, c'est la dernière fois que l'on se voit, s'il te plaît, même si maintenant c'est moi qui te fait souffrir, ne m'inflige pas la même chose, « libère » moi de cette promesse qui me fait tant de mal. »

Elle s'éloigne tout doucement, ne cessant de pleurer et bien que ceci lui arrache le c½ur plus que tout autre chose, elle prononça les mots suivants à voix basse.

« Je te libère, jamais je ne t'oublierai, tu es mon amour pour l'éternité, je n'aurais jamais cru qu'un jour nous puissions être séparés et surtout pas dans ces conditions. La vie est injuste, elle laisse se briser les c½urs, mourir les êtres humains bons et laisses ceux qui ne le méritent pas continuer à répandre le mal.
Merci, merci d'avoir été là pendant ces deux merveilleuses années, tu fus ma joie de vivre, mon soleil, mon coeur »

Ce fut ses dernières paroles, elle se retourna et commença à courir.

Aujourd'hui :

Il ne lui reste plus longtemps à vivre et dans la plus grande tristesse, il va quitter ce monde tout seul.
Il sait cependant qu'une une personne ne l'oubliera jamais, celle qu'il avait promis de ne jamais faire souffrir et d'aimer pour toujours.

« Pardonne moi »

Il ferma les yeux...

# Posté le lundi 09 juin 2008 11:04

Rêve d'une nuit

Rêve d'une nuit
Après deux heures tourmentées au fond de mon lit
Revivant les souffrances de mes journées
Enfin, je me suis profondément endormie
Pour exceptionnellement me mettre à rêver...

Je ne fus pas emportée dans un trou sans fin
J'eus la surprise de cet homme qui m'a envoutée...
Le bien-être m'envahissant, j'étais tellement bien
Que jamais je ne souhaitais me réveiller

Il était là, tout près de moi, et ses doux yeux...
Je me transportais dans la profondeur du coeur
Je ne pouvais quitter son regard merveilleux
Je me sentais si heureuse, emplie de bonheur...

Des sensations si lointaines dans mes souvenirs
Un sentiment de joie, d'envoutement si fort
Avec ce bel homme qui me faisait sourire
De l'amour je me surprenais à ressentir...

Il était là, m'observant de son regard noir
Je me plongeais dans ses yeux, j'étais envahie...
Sans rien se dire, juste lui et moi dans le noir
Je rêvais d'une seule chose, me blottir contre lui...

Mais ce n'étais qu'un rève, je me suis mise à pleurer
Contre toute attente, il s'est approché de moi
Et m'a offert un doux, agréable baiser
Qui m'a fait frissoner, et sortir de moi...

Voilà un doux rève si magnifique d'une nuit
Il m'a fait penser que l'amour peut exister
Non pas parce que je n'sais pas aimer, mais si...
C'est juste que je ne sais plus ce qu'est d'être aimée...

Et j'ai envie de retrouver l'amour un jour
Ne pourrais-je point avoir le droit à ce bonheur...
Tant de temps perdu à être dénigrée d'amour...
Gardez moi endormie avec cet homme de coeur...

# Posté le lundi 09 juin 2008 11:07

Petite citation

Petite citation
petite citation
petite citation
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Je m'appelle Larme
Je nait dans tes yeux quand tu baisse les armes,
Je coulent lentement le long de ta joue
Et fini au creu de ton cou]

]Je m'appelle Blessure,
Je suis comme un trou
dans un mur,
J'apparais quand tu as mal
Que la vie est bien trop fatale
Je m'appelle Souffrance,
J'hante ton âme douloureuse,
Quand tu vis la dependance
Lors d'une histoire amoureuse ou autre,

Je m'appelle Désir,
J'anime ton corps
Lorsque les sentiments sont trop fort
Qu'une preuve d'amour tu veux offrir,

Je m'appelle Espoir,
Il envahit ton esprit,
Et te fait croire en ce
que tout haut tu ne dis,
Loin de toi, il exile le noir,
Je m'appelle Jalousie,
J'apparait Quand elles sont trop près de lui,
Quand tu veux que ça soit juste lui et toi,

Je m'appelle Sentiment,
Je remplis ton petit coeur,
Sème en toi le tourmant,
Te fais souvent peur,

Je m'appelle Complicité
Un sentiment primoridale
Qu'entre lui et toi, il faut preserver,
Pour avoir une vie formidable,
Je m'appelle Magie
Je te fais planer,
Et de couleurs vives je peint ta vie,
Je te fais rever.



Je m'appelle Amour
Lorsqu'on pense à moi,
On pense à tous ces mots là,
Je rime avec toujours,
Je rend les gens heureux,
Leur montre que la vie est belle,
Qu'une vie à deux
C'est une vie éternelle.

# Posté le lundi 09 juin 2008 11:11

Modifié le mardi 10 juin 2008 04:42

Barbara de Jacques Prévert

Barbara de Jacques Prévert
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu a tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu a tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

# Posté le mardi 10 juin 2008 12:20